Est-il possible de préparer un repas émettant peu de CO2, composé d’aliments locaux et pour un prix démocratique ? C’est le défi que nous avons relevé, avec nos partenaires, le 14 novembre dernier.
Quels étaient les critères précis?
- Composer un repas chic à trois services, boissons inclues ;
- Origine géographique des aliments (et des matières premières le cas échéant) : 51 km autour du lieu du repas ;
- Prix maximal par personne (boissons inclues) avec un prix juste payé aux producteur∙rices ;
- Impact carbone maximal par personne : 1,6 kg éq CO2 ;
- Repas reproductible à l’échelle d’un ménage.
Ce repas, a pour but de faire parler les assiettes : tous et toutes découvrent les dessous du système alimentaire en place.
- Qu’est ce qui est produit sur le territoire ?
- Comment est-ce acheminé jusqu’aux citoyen∙nes ?
- Combien de producteur∙rices sont installé∙es ?
- Quels sont les prix des denrées alimentaires ?
- Qu’est ce qui consomme le plus de “quotas” CO2 dans l’assiette ?
Organisé dans le cadre d’une journée de formation sur les liens entre les risques de ruptures alimentaires et la sécurité civile, le repas a servi de support de sensibilisation aux participants à la formation.
Le Défi Locavore a été créé par M. Stéphane Linou, géographe français, ancien conseiller en développement local et en gestion des risques, qui est l’auteur du livre enquête choc « Résilience alimentaire et sécurité nationale ».
M. Linou nous a fait le plaisir de venir animer cette journée de formation. Nous y avions réunis un panel d’acteurs et actrices du système alimentaire local, des élus ainsi que les conseillers en sécurité au niveau communal.
Les partenaires de ce projet : la haute école Hénallux (Arlon), les Ateliers du Saupont, l’Université de Liège, Campus d’Arlon et Nature Attitude.